FROMAGIUM

  • L'expertise fromagère....
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Prestations FROMAGIUM

  • Présentation en école maternelle
    Réalisation de cocktails, animation d'ateliers du goût, soirées professionnelles autour de la découverte du fromage et des alliances fromages & vins.... et conseil Marketing tous produits agroalimentaires -------------Realization of cocktails, animation of tasting workshops, professional or PR evenings around the discovery of cheese and alliances Cheese & Wine .... and not to forget : Marketing consulting on all food products

Soirées découvertes / tasting workshops in Paris

  • cheese&wine Urban Caffè 58 rue des Mathurins 75008 Paris
    Ce dîner-dégustation vous fera découvrir pourquoi & comment fabrique-t-on autant de fromages si différents, l’origine des arômes... et les alliances fromages & boissons. Pour connaître les dates des soirées : contact@urban-caffe.com --------------This diner-tasting workshop will lead you to discover how & why there are so different cheeses, original aromas ... And alliances cheeses & beverages. When are the workshops ? contact@urban-caffe.com

Finale MOF Fromage 2007

  • Cyrille Lorho
    Photos prises lors de la finale des Meilleurs Ouvriers de France 2007 section fromagerie Salon de l'Agriculture 6 mars 2007

Enseignes viticoles allemandes

  • Braubach (Rhin)
    Dans les villages des vallées de la Moselle et du MittelRhein allemand, on trouve bon nombre d'enseignes viticoles très colorées. En voici quelques unes.

Coups de coeur

  • Les éleveurs laitiers

Filière fromagère

01 juillet 2008

Modification du logo AOP

ça y est !

Grâce à l'acharnement de certains professionnels de la filière AOC fromagère, l'Union Européenne vient d'accepter de changer les couleurs du logo AOP de façon à mieux le différencier du logo IGP.

Avant : AOP / IGP... il fallait avoir des lunettes pour lire le texte, surtout quand le logo ne fait qu'un centimètre de diamètre (c'est-à-dire sur la plupart des étiquettes !)
Aop Logo_IGP

Dès la parution au bulletin officiel (courant de l'été 2008), ce sera dorénavant :
AOP2008  Logo_IGP
Désolée pour la piètre définition de ce nouveau logo capturé sur un fichier word, mais vous percevez immédiatement qu'il ne s'agit pas du même signe de qualité. Et tant mieux ! Car autant l'AOP protège les usages "locaux, loyaux et constants" = un terroir, une tradition, un savoir-faire, autant l'IGP autorise à ce qu'un des stades/éléments du procédé de fabrication ne soit pas issu du terroir. C'est l'exemple cité régulièrement par JP Coffe du Jambon de Bayonne dont les porcs pour provenir d'une zone plus large que le pays Basque  :  

  • La zone de production des porcs charcutiers est délimitée aux régions et départements situées dans le Sud-Ouest de la France : régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et départements limitrophes suivants : Haute-Vienne, Corrèze, Cantal, Aude et Pyrénées-Orientales.
  • La zone de transformation des jambons (salage, séchage, affinage, désossage) est la zone géographique française du Sud-Ouest du fleuve Adour y compris les cantons périphériques à ce dernier. Elle comprend le département des Pyrénées-Atlantiques et une partie des départements des Hautes-Pyrénées, des Landes et du Gers. (source : www.inao.gouv.fr)

Bravo à tous ceux qui ont œuvré à cette meilleure distinction, à commencer par les membres du CNAOL (Conseil National des Appellations d'Origine Laitières)

24 juin 2008

Effet de serre & flatulences de vache (suite)

Trouvé sur le site agrisalon.com

Relativisons tout d'abord : oui, les ruminants participent à l'émission de gaz à effet de serre, puisque, comme dit Agrisalon
1  - ils respirent et donc produisent du gaz carbonique (CO2).
2- à travers leurs fermentations digestives (fermentations sans lesquelles il n'y aurait ni lait ni viande!), ils produisent du méthane,
3 - ils émettent des gaz à partir des effluents (fumier).

Mais selon l'INRA, ils ne seraient responsables que de 2 à 3% des émissions mondiales... et leurs émissions sont largement à la baisse depuis 20 ans, puisque les effectifs ont baissé de 20%

Saluons la prouesse d'un spécialiste français de la nutrition animale qui s'est attaqué au phénomène. Dans sa ferme expérimentale de Sourches, dans la Sarthe, Sanders a mis au point des formules d'aliments complémentaires permettant de réguler les micro-organismes responsables de la production de méthane dans le rumen. Ce sont des matières grasses spécifiques, de type insaturées, issues principalement du colza, du soja, du lin, du tournesol.

Une diminution de l'ordre de 40%, mais qui a un prix...5€ pour 1000 litres... ce n'est pas négligeable ! Même si l'on constate une augmentation des rendements fromagers..

A quand une modification directement des herbages ? Euh... pas en zone AOC, s'il vous plaît, je préfère garder ma biodiversité originelle !!
;-)

06 juin 2008

Lactalis s'implante en Suisse

72_140_prod_packerei_01 Reprise annoncée pour le 1er juillet prochain (sous réserve d'un accord des autorités compétentes... celles de la concurrence, bien sûr) de la société BAER, le spécialisteKat_camembert suisse des fromages à pâte molle, société familiale située à Küssnacht am Rigi, dans le canton de Schwyz, donc au cœur de la Suisse.

Changement d'orientation donc pour cette fromagerie dont 35% du capital était jusqu'à présent détenu par le groupe suisse Emmi - qui revend ses parts également à Lactalis.

Une chose est sûre : Lactalis va certainement réaliser des investissements industriels d'envergure pour cette tête de pont suisse !

03 juin 2008

Tamié une nouvelle fois à l'honneur !

Clin d'œil à Nathanaël, le sympathique "business moine" qui va pouvoir ajouter cet article de l'Est Républicain dans son press book
;-))
EstRepublicain_Tamie

27 mai 2008

Walchli soigne ses producteurs de lait

Source : Agrisalon

Le syndicat de défense de l'AOC Saint Nectaire a décidé de valoriser le lait récolté sur la zone et d'octroyer une prime à l'ensemble des producteurs de la zone afin qu'ils continuent à fournir leur lait aux transformateurs AOC plutôt que de le vendre à d'autres.
La question est en effet cruciale, car 100% du lait de la zone est aujourd'hui utilisé pour la fabrication de St Nectaire.
La décision collective sera mise en application le 1er juillet prochain.

Or sur un marché très tendu, l'hiver ayant de plus été plutôt défavorable, l'entreprise Walchli située à Condat a décidé de donner cette prime dès le 1er avril, avec donc 3 mois d'avance. Bravo !

26 mai 2008

Un nouveau Président pour l'Association AOC-IGP suisse

Changement à la tête de l'Association des AOC-IGP suisse : Frédéric Brand, en place depuis 3 ans, a été remplacé lors de l'AG du 20 mai dernier par Alain Berset (lire ici le communiqué de l'Association).

Frédéric Brand connait extrêmement bien les AOC puisqu'avant d'être Président de l'Association il fut responsable du registre des AOC à l'OFAG/BLW (Ministère de l'Agriculture Suisse). Nul doute qu'il continuera à les défendre dans son prochain job !

28 avril 2008

Candia passe à l'économie solidaire

Candia_recto Candiaverso_2Une initiative intéressante - ou bien un coup de pub alors que la solidarité est à la mode ?

Cette semaine on annonçait la hausse de +26% du prix d'achat du lait à la ferme, et voici que je trouve cette brique Candia vendue 1.38€ dans un Franprix parisien alors que commence la quinzaine du commerce équitable (26 avril - 11 mai)

Car il s'agit d'un lait "militant", un lait acheté à des petits producteurs du Massif Central et qui permet de faire (sur)vivre de petites exploitations.

Cette initiative est à la fois intéressante et peu compréhensible.

Tout d'abord, parce que Candia est une coopérative laitière, et à ce titre défend depuis sa création le droit de ses adhérents à vivre correctement de leur travail.

Ensuite, car il est vrai que les conditions d'exploitation laitière ne font guère fantasmer les jeunes, et ceci est encore plus vrai dans des zones un peu rudes comme celles des montagnes du Massif Central (contrairement aux Alpes, peu de possibilité d'avoir un double métier en devenant moniteur de ski l'hiver).

Mais ....
De là à  lancer un tel cri d'alarme, la majorité des consommateurs a du mal à comprendre.
Du moins, c'est que j'ai appris lors d'une étude à laquelle j'ai participé en 2006.
En effet, nous vivons dans un pays où existent de nombreuses aides, soutiens divers et variés aux personnes en difficulté. Contrairement à ce qui se passe en Amérique Centrale d'où est parti le mouvement Max Havelaar. Alors, le sentiment général est que l'on exagère à vouloir faire prendre en pitié des agriculteurs largement subventionnés. Il y a plus malheureux qu'eux.

Et là, je mets immédiatement un bémol à cette généralité.
En me souvenant d'une discussion avec un producteur fermier de Saint Nectaire il y a 2 ans, me disant alors que bon nombre d'exploitations agricoles de sa région étaient déficitaires, non rentables, que le niveau d'endettement était élevé et les rentrées pas suffisantes.
Que les plus anciens "mangeaient leur fonds" - comme on dit dans le commerce. Et finissaient par vendre peu à peu des lopins d'une terre que leurs enfants ne voulaient plus entretenir, refusant un métier ingrat et peu valorisé.

D'où l'intérêt d'acheter des fromages AOC, obligatoirement fabriqués sur une zone précise, et qui permettent donc de maintenir non seulement les exploitations laitières, mais également des emplois de fabrication et d'affinage sur la zone.
Pensez-y !!

25 avril 2008

Toujours vers l'Est : Lactalis en Roumanie, Bel en Rép Tchèque

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas relayé d'implantation à l'étranger d'entreprises françaises. Cette semaine est riche !
Lactalis_logo On a tout d'abord appris que Lactalis venait de racheter la société roumaine LaDorna (lait, yaourt, fromage) à un homme d'affaires suisse, Jean Valvis, présent en Roumanie depuis 1992 (source : LSA) - d'ailleurs, si vous comprenez le roumain, il y a pas mal d'articles sur lui sur le net !

Bel_logo Ensuite, c'est Bel qui, implanté depuis 2000  en République Tchèque, double sa présence avec le rachat de Jaromericka à la famille Palat et rentre ainsi sur le marché extrêmement important là-bas des pâtes pressées (source : groupe Bel - mais également le blog agroalimentaire)

18 avril 2008

Suppression de l'obligation d'apposer le logo AOC français

C'était une demande de l'ensemble des fromages AOC français, relayée au Ministre de l'Agriculture en Aop octobre dernier lors de l'AG du CNAOL (Conseil National des Appellations d'Origine Laitières) : la réglementation européenne oblige que le logo européen AOP soit présent sur les emballages à compter de mai 2009. Or tous les décrets des fromages AOC français comportait une phrase du type
Morbier_aoc « L'apposition du logo comportant le sigle INAO, la mention "Appellation d'origine contrôlée” et le nom "XXX” sont obligatoires dans l'étiquetage des fromages bénéficiant de l'appellation d'origine contrôlée "XXX”. »

Du coup, juridiquement parlant, il aurait fallu avoir 2 logos sur une étiquette... Facile pour les grandes meules, plus délicat sur des petits fromages !

Donc, le Ministre a tenu parole, et l'affaire a été rondement menée : il va falloir vous déshabituer à ce logo AOC un peu désuet pour ne plus voir que le logo AOP européen. C'est paru au JO du 17/04/08 ( JORF n°0091 du 17 avril 2008 page 6396 texte n° 37 - voir détail sur legifrance)

Ce qui est bien en soi... mais ce logo est très proche de celui d'un autre signe de qualité,Logo_igp aux conditions de lien au terroir beaucoup moins drastique : l'IGP (Indication Géographique Protégée).
Voir ma note du 16 octobre 2006 sur les signes de qualité.

C'est la raison pour laquelle certains - et je les soutiens - militent pour une différenciation plus évidente entre les deux logos. Peut-être simplement une couleur de fond différente ?
A suivre 

15 avril 2008

En vue : la fusion Frico-Campina...

Logo_ffcamp Un communiqué de presse de Frieslandfoods en date du 10 avril confirme une rumeur de fusion entre les deux principaux acteurs de la filière fromagère néerlandais pour créer FrieslandCampina.

17 000 producteurs de lait
8 300 millions de kgs de lait collectés
9.1 milliards d'Euro de CA... juste en dessous de Lactalis (9.6 Mds en 2007)
22 000 employés

prochaine étape : l'accord des membres au plus tard le 7 mai
Plus d'infos (en anglais) sur la fusion prévue : cliquez ici

21 février 2008

Produits laitiers Bleu-Blanc-Coeur

Filiererayon1 Une quinzaine d'entreprises laitières sont engagées dans l'association Bleu-Blanc-Coeur (voir la liste sur le site de cette association, qui compte au total environ 250 membres)

Comme vous pouvez le voir sur leur logo, et pour faire simple, il s'agit de bien nourrir les animaux - en l'occurrence en complémentant leur alimentation hivernale à base de graines de lin par exemple, particulièrement riches en oméga 3 (voir la définition sur wikipedia) - de façon à pouvoir apporter aux humains des produits leur permettant de mieux équilibrer le rapport oméga 6/oméga 3, qui flirte aujourd'hui avec 14/1 en France alors qu'il devrait être de 5/1 (plus de 20/1 aux Etats Unis).

Il faut savoir que le lait atteint naturellement ce ratio de 5/1, et comme les produits laitiers représenteraient environ 46% des apports en oméga 3 des Français (extrapolation d'une étude menée en Aquitaine par l'ITERG - Université de Bordeaux I- 2001), dont 30% pour les seuls fromages, certains ont pensé qu'il était plus simple de renforcer leur taux d'oméga 3 pour contribuer significativement à l'amélioration du ratio moyen des Français.

Je ne suis pas scientifique, mais cela semble en effet assez intéressant !
"Le cahier des charges de BBC ne concerne pas que les oméga 3. Il vise aussi à obtenir moins de graisses saturées, moins de "mauvais" trans, plus d'oméga 3, moins d'oméga 6 et plus d'acides gras mono-insaturés" dit Pierre Weill le coprésident de l'Association dans la revue professionnelle RLF, dans une interview recueillie par sa Rédactrice en Chef, Rita Lemoine.

Dans ce même numéro de RLF, il y a une interview de K. Duhem, Directeur de Recherche au CNIEL sur les acides gras du lait. Son titre "Nous ne mangeons pas un empilement d'acides gras, mais des complexes  de lipides structurés" pourrait rebuter certains lecteurs ! Et pourtant... c'est simple, non ? "la glande mammaire a mis 200 millions d'années pour aboutir à ce modèle complexe fait d'équilibres très finement régulés", et ce n'est donc pas uniquement les acides gras saturés qu'il faut considérer. Et ceux-ci ont des fonctions spécifiques très importantes qu'il ne faut pas sous estimer (ex: rôle de l'acide myristique). Les supprimer totalement entraînerait des déséquilibres graves.

Au fait, saviez-vous que des études commencent à montrer que les acides gras trans du lait ont un effet différent des acides gras trans industriels ? (Etude INRA - Transfact, suivi d'une étude en cours jusqu'en 2009) Et qu'il aurait été mis en évidence que les AGT naturels n'auraient pas d'effet négatif dans les maladie cardio-vasculaires ?

Donc ne tirons pas à boulets rouges sur les produits laitiers et allégeons notre consommation  de produits bourrés d'AGT industriels... "hydrogénée" est le terme à surveiller... Tiens, cela me rappelle l'émission de JP Coffe sur la galette des Rois et autres viennoiseries...

Et tout ce que je peux vous dire, c'est que je consomme plus d'un kilo de fromage par semaine depuis 20 ans et que je n'ai pas un gramme de mauvais cholestérol : on est vraiment pas tous bâtis pareils !!!

08 février 2008

Les MOF 2007 reçus à l'Elysée

J'avais guetté mes amis MOF fromagers le 31 janvier aux infos TV... mais impossible de les voir dans la foule...
Voici que Rodolphe Le Meunier a mis quelques photos sur son blog fromages-en-jazz
A déguster sans modération !!

01 février 2008

1er février : plus de Vache Qui Rit chez Leclerc

Annoncé à grand renfort de publicité il y a une quinzaine de jours, c'est aujourd'hui que la centrale Leclerc met à exécution son boycott des produits "honteusement augmenté par les producteurs".

Dont la célèbre Vache Qui Rit.
Menacé également, le camembert Président...finalement non retiré

"Honteusement" augmentés de +16% à +18% en prix de vente fabricant.
Alors que le prix du lait a pris +35% au 1er janvier, et que le pétrole flambe, ce qui a des répercussions sur bien des opérations en laiteries, sans compter bien évidemment l'emballage.

Alors, que se cache-t-il derrière cette guerre ??
Oh, un détail... la négociation des accords industrie-commerce.... aujourd'hui, certaines centrales d'achat se comportent comme des donneurs d'ordre, traitant leurs fournisseurs comme des sous traitants, exigeant un décompte exact des prix de revient, des marges appliquées - bref, ce serait à eux de fixer le prix "normal" d'un produit.
Alors qu'il leur semble tout à fait insultant qu'on leur fasse remarquer la marge qu'ils prennent sur certains produits.
Les fromages à la coupe, par exemple.
Ingérence dans leur liberté d'entreprendre !! Et alors, ou se trouve la réciprocité ? Rares sont les enseignes avec lesquelles les responsables commerciaux des fabricants entretiennent des relations de réel partenariat, dans un respect mutuel.

Vous ne me croyez pas ? Ecoutez les conversations de commerciaux GMS autour de vous...

25 janvier 2008

Pour tous ceux qui s'intéressent à la technique fromagère

Actilait Les 4 instituts techniques fromagers, ITFF (Institut technique français des fromages), Cecalait, ITPLC (Institut technique des produits laitiers caprins) et le Centre fromager de Carmejane (04) viennent de créer une association : ACTILAIT, insitut technique du lait et des produits laitiers (site internet : www.actilait.com).

Plus d'une centaine d'ingénieurs et de techniciens mènent des programmes de recherche et des transferts techniques auprès des différents acteurs de la filière. Pour parler plus simplement : producteurs fermiers et laitiers trouvent là des appuis techniques importants, tant au niveau de la formation que de l'aide concrète à la fabrication, en passant par des laboratoires d'analyse et des centres de documentation.

08 janvier 2008

2° édition du concours des fromages d'estive au lait de brebis à Ogeu-les-Bains

Concours_dogeu Le dimanche 23 décembre a eu lieu à Ogeu-les-Bains, commune célèbre pour son eau gazeuse, non loin de Pau, la deuxième édition du concours des fromages (fermiers) d'estive au lait de brebis... de race basco-béarnaise, bien sûre.

20 bergers étaient en compétition, chacun avec 15 fromages... soit 300 fromages au total. (photo : PLM)

Parmi les membres du jury, Paul Le Mens, expert en analyse sensorielle dont je vous ai déjà parlé fin octobre. Voici son commentaire :

Mon avis : fromages saisonniers à ne pas manquer, généreux, riches en aromes, que du plaisir sensoriel.  Avec de nombreux atouts : lait cru d’estive trait à la main,  alimentation en liberté et variée aux flores de montagne, et par la suite affiné dans de bonnes conditions. C’est ici que la typicité du lait de brebis est son apogée ! En laissant le temps au temps .Chaque fromage est unique, racé au profil aromatique vivant, plein et persistant,  instant magique et précieux.

Du corps en attaque, donné par les molécules solubles, laissant la place une diffusion progressive et fine de la complexité des aromatique. Un deuxième pic aromatique dominé par des notes surprenantes d’épicés, et un bouquet très riche de notes fruitées d’agrumes mélangé de traces balsamiques, fugaces, laissant la place à une finale de fragrances végétales mariées aux fruits secs et de crème légèrement persistante.

Les pâtes longues donnent l’impression de gras léger, fin, souple et soyeux,  de lipides finement transformés ou s’enchainent les arômes équilibrés laissent une sensation d’instant unique, précieux. Unique en se sens que la matière a eu le temps de se transformer lentement de pouvoir s’exprimer dans une complexité aromatique soutenue.

Les sensations de textures d’abord  ferme, la pâte se laisse fondre et donne toute sa finesse et son velouté. Le gras léger tapissant la bouche, libère en retour des impressions légères des foins frais biens séchés aux notes fugaces de cuisine au beurre.

Long en bouche, équilibré,  sensations plaisantes de finesse, quelques touches animales complexes soutenues de notes végétales et lactées, laissant une finale à peine perceptible d’arômes de cuir, et d’ambiance de cabane d’estive.

Au point où il en est de son affinage les accords avec les Jurançons sont divins et les papilles en fête.

Le premier prix a été attribué à Robert Carriorbe 64260 Bescat. C'est une exploitation familiale avec un troupeau de 300 brebis - paturant à l'estive Anouilhas, qui s'étale entre 2000 et 2500m d'altitude. .

Comme le souligne Paul Le Mens : "le premier et le troisième prix proviennent de la même estive : j'y vois là l'effet et la trace de la microflore de cette montagne en interaction avec la flore des pelouses végétales"

Prochain RV à Oloron Ste Marie le 1er mai, avec un choix large de fromages des trois laits (brebis, chèvre, vache) et de mélange. A noter dans vos agendas !

28 décembre 2007

A la mémoire de Christian Room

Un de nos amis nous a quitté brutalement en cette fin d'année.. Christian Room était Grand Maître de la Confrérie des Chevaliers du Taste Fromage de France depuis quelques années. Nous préparions ensemble il y a moins de deux semaines le prochain chapitre du salon de l'Agriculture qui devrait avoir lieu fin février.

Chroomsept05 Christian était un honnête homme, fidèle en amitié, droit et loyal qui a pendant de nombreuses années vendus des fromages (et beurres, et crèmes) de Normandie, dont le célèbre camembert "Le Gaslonde", avant de prendre une retraite fort occupée... en Normandie bien sûr, mais également aux 4 coins de France et de l'étranger, représentant la Confrérie lors de nombreux chapitres, intronisant encore des fidèles du fromage lors du dernier salon professionnel ANUGA de Cologne en octobre dernier...

En ce moment même débutent ses obsèques à Cherbourg.
A Dieu, Christian !! Ton départ soudain laisse un grand vide...

21 novembre 2007

Le taux de calcium du lait dépend-il de la minéralité de l’eau que boit le ruminant ?

Question très technique qui m’a été posée l’autre jour : les vaches buvant beaucoup d’eau, celles qui broutent en Bretagne, dont l’eau est pauvre en calcium, donnent-elles du lait avec autant de calcium que les savoyardes ou les champenoises, très riches en calcium ?

Réponse d’un spécialiste de nutrition animale : il se passe des choses merveilleuses dans le système lactaire de la vache, mais la charge en calcium du lait dépend plus de ce que broute l’animal… et des compléments minéraux qui sont très précisément calculés pour compenser les manques saisonniers de son alimentation. Et les professionnels dosent toujours ces compléments sans tenir compte de l’eau bue par ailleurs… Si vous avez envie d’éclairer la lanterne des lecteurs de ce blog, n’hésitez pas à mettre un commentaire à cette note !

19 novembre 2007

Système de traite automatique des troupeaux

Rencontre ce week-end avec un couple d'agriculteurs heureux : Gilles & Françoise sont producteurs de lait de vache en Indre et Loire. Au moment de prendre leur retraite et de céder leurs parts de GAEC à leur fils, celui-ci a suggéré un beau challenge à son père : monter une installation de traite automatique des vaches.
L'année dernière, quand je les avais rencontrés à la même époque, les fondations du nouveau bâtiment étaient faites... aujourd'hui, le système fonctionne depuis plusieurs mois.

Les vaches vont "en libre service" à la traite. Quand elles en ont envie, au départ un peu stimulées par le fait que leurs compléments nutritionnels sont placés dans cette salle, puis elles y vont spontanément.En Libre Service, mais le nombre de traites est quand même limité à 5 par jour sachant que les vaches en début de lactation vont plus souvent que les autres dans l'installation. Au total, une augmentation de production significative !
Alors, un système à promouvoir pour contrebalancer le manque de lait actuel ??

09 novembre 2007

Boursin racheté par Bel

J'ai failli oublier de vous le dire : un des feuilletons fromagers de l'automne vient de se terminer... après plusieurs semaines de suspens, c'est finalement le Groupe Bel (Vache qui Rit, Apéricube, Kiri, Babybel, mais également Leerdamer) qui rachète la marque Boursin au groupe Unilever... environ 4 fois son CA annuel, se murmure-t-il.

Vous trouverez le communiqué de presse sur le site Internet bel-group.com

29 octobre 2007

Paul Le Mens

Ce week end j’ai participé à une formation sur le fromage à l’UESS de Forcalquier. En tant qu’intervenante, bien sûr ;-)
L’occasion de vous parler d’un homme dont j’apprécie particulièrement l’approche en terme d’analyse sensorielle : Paul Le Mens, qui animait également cette formation.
Lemens
Je connais Paul depuis 2006 et mon DU d’Analyse Sensorielle & Dégustation à Suze la Rousse et l’ai aussitôt baptisé en toute amitié « le savant cosinus du fromage ». Issu de l’Institut de l’Elevage, une référence dans le monde laitier, et spécialisé pendant longtemps dans l’aide aux producteurs fermiers de fromages de chèvre, Paul a fait ces dernières années un énorme travail sur les mots de la dégustation des produits agroalimentaires et sur les protocoles de dégustation de différents  produits. Il m’impressionne par sa capacité à décrire avec des mots simples des produits très variés : fromages, bien sûr, mais également chocolat, riz, huile d’olive, viande… le voir présenter de façon très pragmatique la genèse des arômes du fromage est toujours pour moi un véritable bonheur… je ne m’en lasse pas !
Infatigablement, il parcourt la France (enfin, le Sud-Est !) mais également le Québec, les pays nordiques…il aime faire partager sa passion de la dégustation, et franchement si vous avez l’occasion d’assister à un atelier du goût qu’il anime (souvent pour Slow Food), n’hésitez pas !!
Professionnels du secteur agroalimentaire, vous avez là un expert qui vous aidera dans votre démarche de caractérisation du goût de votre produit. Dernier exemple en date : il travaille actuellement avec les producteurs de taureau de Camargue et parle avec grand enthousiasme d’un chef camarguais très discret qui donne des cours sur la diète méditerranéenne. Je vous en dirai plus un peu plus tard !!

15 octobre 2007

Hausse du prix du lait

Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas savoir aujourd'hui que le cours de nombreuses matières premières est en train d'exploser, dont celui du lait. +20% au 1er octobre, +35% annoncés au 1er janvier... du jamais vu !
On annonçait  vendredi dernier (12 octobre) que Danone allait répercuter cette hausse en augmentant le prix de ses produits ultra-frais de l'ordre de +10.5% début novembre. De nombreux journaux se font écho de cette situation.

Même Jean-Pierre Coffe avait invité dans son émission "ça se bouffe pas, ça se mange" du samedi 6 octobre dernier Jean-Michel Lemetayer, président de la FNSEA, Olivier Picot, président d'ATLA (Association de la Transformation LAitière française), Michel Gallo, DG des supermarchés Match, et par téléphone Pascal Bellevaire, fromager-affineur... et jusqu'à peu également éleveur laitier.

La conjonction est simple sur le papier :

1) après une période à la hausse entre 1997 et 2001, il y a eu baisse du prix du lait ces dernières années (par exemple en Bretagne on est passé de  316.20€/1000 litres en 2001 à 278€ en 2006, soit -12%)
2) ajoutez à cela une nette augmentation du prix des fourrages et des autres frais d'exploitation
3) + un rythme de vie très contraignant (traite matin et soir), peu de congés, une profession mal valorisée aux yeux des jeunes
=
3) de moins en moins d'éleveurs laitiers.

Rien que pour la France, on est passé de 439 000 exploitations en 1983 à 97 000 en 2007, soit quand même un beau recul... (source : l'économie laitière en chiffres - CNIEL 2007) - Attention ! Les exploitations qui restent sont de plus grande taille... en moyenne, un éleveur laitier livre un peu plus de 240 000 litres de lait / campagne laitière ... soit quand même +10% sur les 3 dernirèes campagnes, par exemple... et de plus en plus souvent en structure "communautaire" (les GAEC), regroupant plusieurs éleveurs.
Il n'empêche qu'il y a quand même net recul du nombre de vaches laitières (7.2 millions de têtes en 1983, 3.8 millions au 1er janvier 2007) soit -47% sur la période... même si là aussi, les vaches qui restent sont nettement plus performantes. les chiffres du contrôle laitier sont nets :
6 671 kg de lait/vache en 1995
7 737 kg de lait/vache en 2005... dommage que je n'aie pu remettre la main sur les chiffres de 1985...
Evidemment, il y a de grandes disparités entre zones, races etc...

Alors, elle ne vous semble pas normale cette hausse, franchement ??
Là où le bât blesse, c'est qu'elle n'est pas essentiellement due à un contexte français, mais qu'il faut aller voir au niveau mondial, car le prix du lait est fixé en fonction du prix mondial de certaines matières dont le beurre (industriel).

Dans un souci de liberté des échanges, l'Union Européenne ne stocke plus de beurre dans les périodes où il s'en fabrique trop (pour les plus anciens d'entre vous, rappelez-vous ces "beurres de Noël" décongelés, qui provenaient de ces stocks fort coûteux à financer....). Donc, plus de régulation... donc tensions...

Il va falloir s'habituer à des périodes de forte hausses, qui seront suivies de périodes de baisse. Question : le consommateur sera-t-il aussi sensibilisé par les médias lors de ces baisses ??

A suivre
Et ça, ce n'est que mon avis... et une présentation bien simplifiée d'une situation beaucoup plus complexe.

10 octobre 2007

Toury... 5 mois après

Pour ceux que cela intéresse, un article de L'Usine Nouvelle , suite à une conférence de presse réalisée lors du salon de l'élevage à Cournon (63) donnée par les repreneurs...

27 septembre 2007

Bongrain se recentre sur les produits laitiers

vu dans la newsletter de l'Usine Nouvelle

 Bongrain vend son pôle traiteur     26/09/2007

Le groupe Bongrain se recentre sur les produits laitiers. Le numéro deux du secteur fromager européen derrière Lactalis vient de céder son pôle traiteur au fonds d'investissement franco-italien 21 Centrale Partners.

Avec près de 880 salariés, Bongrain Gastronomie regroupe les marques Potel & Chabot, Saint Clair Le Traiteur et Kieffer et a réalisé 94 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006. Bongrain restera actionnaire à hauteur d'environ 20 % de la nouvelle entité.

Le groupe qui a réalisé 3,38 milliards de chiffre d'affaires l'année précédente, veut principalement « affirmer son leadership dans les spécialités fromagères », affirme-t-il dans un communiqué

07 septembre 2007

Unilever se sépare de Boursin

Boursin Cela fait la une des journaux économiques et même grand public depuis 4 jours : Boursin est à vendre. Ou plus exactement à acheter...

Née en 1957, rentrée dans le giron d'Unilever en 1990, lorsque son fondateur François Boursin décida de prendre sa retraite, la marque Boursin est une des marques de fromages les plus connues en France... Avec Roquefort Société, elles ont été les premières à avoir des spots publicitaires à la télévision... La saga Boursin a commencé en 1968, mais ce n'est que 4 ans plus tard que fut créé le fameux slogan "du pain, du vin, du Boursin".

Alors, que se passe-t-il aujourd'hui ? La marque aurait-elle perdu son pouvoir d'attraction? C'est tout à fait le contraire !! En 2006, Boursin a réalisé un CA de 95M€, dont près de la moitié à l'export. Cette marque très dynamique a réussi à se développer ces dernières années grâce à ses versions "cuisine" et "salade", qui ont largement inspiré les concurrents Tartare (Bongrain) ou Rondelé (Lactalis).

" L'activité des fromages frais ne trouve plus sa place au sein de la stratégie Unilever. Nous pensons que Boursin et ses équipes se développeront davantage au sein d'une entreprise qui mettra tous les moyens en œuvre pour faire croitre cette marque emblématique (...) dont nous sommes très fiers",
a expliqué la porte-parole d'Unilever Sophie Jayet.

Cela me fait légèrement sourire...lors du rachat en 1990, Unilever était déjà en train de se recentrer sur son "core business", vendant certaines de ses activités annexes. Il n'y avait alors aucune fromagerie au sein du groupe, ce qui n'avait pas empêché son rachat... La marque était belle, les produits excellents... les équipes marketing & commerciales d'Unilever ont fait de très belles choses avec, mais aujourd'hui, le Groupe a manifestement besoin d'argent...

Qui en sera le prochain  heureux propriétaire ? Les candidats sont nombreux sur les rangs !

24 août 2007

Le Gruyère AOC Suisse demande sa reconnaissance en AOP européenne

Affiche_gr Je découvre cette info qui date d'un mois maintenant : le 23 juillet dernier, l'OFAG (Office Fédéral de l'Agriculture) déposait une demande d'enregistrement du Gruyère AOC suisse sur le registre européen des AOP (Appellations d'Origine Protégées).

Raison de cette demande : vous savez que le 30 mars dernier paraissait au JO la reconnaissance de l'AOC Gruyère (j'avais à l'époque relayé cette info - voir ma note du 22 mars) avec un cahier des charges très nettement différent de celui du Gruyère AOC suisse reconnu par l'OFAG en juillet 2001.

Immédiatement après la parution au JO, le syndicat de défense de cette nouvelle AOC a entamé la démarche de reconnaissance au niveau européen, ce qui est une démarche tout à fait normale, la seule reconnaissance en France ne suffisant pas pour protéger l'appellation au niveau européen.

Là où l'affaire se corse, c'est que l'Union Européenne accepte depuis peu de reconnaître également des Appellations d'Origine de pays tiers... et donc, sans attendre les résultats des négociations globales sur la reconnaissance mutuelle entre la  Suisse et l'Union Européenne sur les signes de qualité, l'OFAG a entamé une démarche complémentaire spécifique au Gruyère. Les fontionnaires européens vont donc être amenés à statuer en même temps sur la reconnaissance de deux produits sous la dénomination "Gruyère" mais aux cahiers des charges fort différents. Par exemple (mais ce n'est qu'un détail..), le français stipule que le gruyère "...est un fromage présentant obligatoirement des ouvertures de dimension allant de la grosseur d'un pois à celle d'une cerise", alors que, vous le savez, le Gruyère AOC suisse n'a pas de trous, que du goût !

Rappelons que le partage de la dénomination entre la Suisse et la France est codifiée par la convention de Stresa, et que précisons que pour l'OFAG, il s'agit d'une demande de reconnaissance transfrontalière et que "les deux demandes étaient à traiter simultanément, mais sous réserve d'un accord de reconnaissance mutuelle globale"

23 août 2007

Lactalis continue à investir à l'Est

Selon l'Usine Nouvelle :
Le groupe laitier français va acheter deux sociétés en République Tchèque, Mlekarna Kunin (67,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, 300 employés) et Mlekarna Klatovy (35,5 millions d’euros, 200 employés). Lactalis devrait ainsi se renforcer dans ce pays sur le marché des yaourts et du lait de consommation. Le groupe a également acquis la société bosniaque Inmer (2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Le groupe mayennais a également acquis avant l’été le leader des produits laitiers en Croatie, Dukat (274 millions d’euros de chiffre d’affaires). Le chiffre d’affaires de Lactalis devrait avoisiner 9 milliards d’euros cette année.

11 juillet 2007

Energies renouvelables en fromagerie

Je viens de lire aujourd'hui dans l'Usine Nouvelle un communiqué de presse un peu triomphal sur le fait que la fromagerie d'Isigny sur Mer venait d'investir dans une chaudière "biomasse" chez Nextenergies, PME bretonne basée à St Malo.
La chaudière biomasse  possède une capacité de production de 20 tonnes de vapeur par heure et consommera 40 000 tonnes par an de bois de recyclage et de plaquettes forestières. Elle évitera ainsi l’émission de plus de 20 000 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions annuelles de plus de 5 000 voitures.
Rien de bien nouveau, tout cela ! J'ai connu des fromageries dans les années 90 qui fonctionnaient à la sciure de bois, par exemple.

Par contre, ce qui est plus intéressant est la méthanisation du lactosérum, sous produit volumineux de la fabrication de fromage. La fromagerie de l'Abbaye de Tamié en Savoie (mais elle n'est pas la seule) s'est dotée d'un tel système (de chez vor-environnement, entreprise de la région toulousaine) depuis 2006.
L'unité de méthanisation mise en place permet non seulement de dégrader par voie biologique la charge en lactosérum contenue dans les effluents mais également de produire entre autre du méthane (80%) qui peut être directement valorisé in situ pour le chauffage et l'eau chaude. C'est ainsi que le système installé dans l'abbaye permet de chauffer de l'eau à 80°C, eau qui est réintroduite d'une part dans le processus de fabrication du fromage et d'autre part dans la production d'eau chaude sanitaire pour les quartiers d'habitation.

Eolienne Je connais également des fromageries (suisses, en particulier) qui fonctionnent à l'énergie éolienne. L'une d'entre elles, celle de St Imier (Spielhofer), en a même fait le nom d'un de ses fromages...

Encore plus intéressant : l'annonce (relayée par ADIT) faite fin mars dernier par le groupe laitier allemand Theo Müller d'un investissement de plus de 20 M€ près de Dresde pour fabriquer du bio-éthanol à partir de lactosérum. Eh oui, au lieu de cultiver de la canne à sucre, du tournesol ou autre colza, il suffit simplement d'utiliser un sous produit de fabrication laitière...

A relativiser puisque je vous parlais la semaine dernière d'une tension sur le marché du lait, d'un recul du nombre des vaches laitières, d'augmentation de la consommation de produits laitiers... et donc de pénurie !

05 juillet 2007

Pénurie = hausse de prix en perspective...

Vu dans la newsletter Agrisalon... ou dans l'Usine Nouvelle qui relaient tous deux une dépêche AFP

Je vous annonçais avant-hier la pénurie de lait en Union Européenne, et aujourd'hui... ce sont des effets d'annonces de la part de l'ATLA (Association Française de la Transformation Laitière) d'une hausse probable du prix des produits laitiers dans les prochains mois...

Baisse de 5.7% de la production de lait en 2006 + augmentation de 8% de la demande en produits laitiers (essentiellement yaourts et autres produits frais) = hausse de prix "de l'ordre de 4 à 5%, sauf si la distribution rogne ses marges (sic).

Dire qu'entre les deux guerres on ne trouvait du yaourt qu'en pharmacie, alors qu'aujourd'hui c'est devenu un produit de beauté à part entière, le dernier exemple, essensis, ayant même été lancé en grande pompe au rayon cosmétique des Galeries Lafayette !!

02 juillet 2007

Vers une pénurie de lait en Union Européenne

Vu sur le site de la Sopexa, note parue le 19 juin dernier...

L'Europe est actuellement confrontée à une pénurie de lait et selon Olivier Picot, président de l'Association de la transformation laitière (Atla), 'il manque 1 milliard de litres de lait sur le marché communautaire pour satisfaire la demande'.
A l'origine de cette pénurie, on trouve notamment la hausse de la demande européenne en fromages (+8,7% en cumul sur les quatre dernières années) et en produits laitiers frais (+17% en cumul sur les quatre dernières années) et une baisse inattendue de l'offre. En France, les éleveurs, attirés par les gains à réaliser sur la viande bovine dont les prix ont augmenté de 5 % en 2005 et en 2006, ont vendu une partie de leurs vaches laitières. Ainsi, il manque 100.000 vaches à la France pour remplir son quota laitier. En Allemagne, les agriculteurs délaissent l'élevage pour les céréales, dont les cours ont augmenté de 40% en un an.
La conséquence de cette pénurie est la hausse des prix: +70% à +90% pour la poudre de lait a gagné en un an, + 17% pour le beurre, + 117% pour le lactosérum. En septembre, le prix du lait aux consommateurs devrait augmenter d'environ 5%. M. Picot estime qu'il 'manque des instruments de stabilisation des prix comme un marché à terme' tandis que le groupe Lactalis estime qu'il 'faut trouver les moyens d'accroître la production, et de satisfaire la demande de pays comme la Russie, le Venezuela, l'Algérie ou le Mexique, qui ont les moyens d'acheter de plus en plus de produits alimentaires grâce à la hausse du pétrole'.

Un comble quand on sait que les quotas laitiers (= limitation de production), mis en oeuvre en avril 1984 - donc il y a 23 ans - avaient été décidés en constatant un déséquilibre entre la production de lait de vache, la consommation interne et les possibilités d'exportation des produits laitiers...

29 juin 2007

Toury : les dirigeants & Lactalis déboutés ce jour

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Chambre commerciale de la Cour d'Appel de RIOM a aujourd'hui déclaré irrecevables les appels interjetés par les dirigeants des différentes sociétés du groupe TOURY pour défaut d'intérêt à agir, ainsi que l'ensemble des demandes de la société GROUPE LACTALIS qui était intervenue volontairement devant la Cour.

Il est à noter que c'est la première fois depuis la loi de sauvergarde du 26 juillet 2005 applicable depuis le 1er janvier 2006 qu'une Cour d'Appel est amenée à se prononcer sur l'appel d'un dirigeant d'une entreprise qui a fait l'objet d'un plan de cession.

Ces arrêts contribuent ainsi à la constitution d'une jurisprudence qui, en sécurisant le processus de cession des entreprises en difficulté en redressement judiciaire optimise les chances de préserver des emplois et de valoriser correctement les actifs des entreprises dans l'intérêt des créanciers.

Les dispositions du Tribunal de Commerce de Clermont Ferrand du 5 mai dernier qui ont confié la gestion des entreprises cédées depuis cette date aux différents repreneurs (GLAC, Grupo Leche Pascual, Paul Dischamp et Vitagermine) restent ainsi applicables en totalité.

J'attends la réaction de Lactalis sur cette épineuse question, où beaucoup disent que Lactalis aurait été le seul à oser dire la vérité aux producteurs de lait, à savoir que leurs créances ne seraient pas payées entièrement... même si ce n'est pas ce qui est dit dans leur Communiqué du 18 juin dernier. Je pense que l'affaire a de fortes chances de rebondir d'ici quelques mois !

 

28 juin 2007

Bel s'implante... en Iran

Le fromager Bel s’étend à l’étranger (vu sur usinenouvelle.com )
Le groupe fromager Bel, producteur de la Vache Qui Rit, multiplie les acquisitions à l’étranger. C’est le quotidien les Echos qui rapporte l’information. Après avoir racheté Shostka, leader des fromages à pâtes pressées en Ukraine, le groupe français débarque sur le marché iranien et créé un joint-venture en Iran avec Sahar Dairy, qu’il contrôlera à 70 %. Bel envisage également une troisième acquisition à l’étranger d’ici la fin de l’année. «Toutes ces acquisitions correspondent à la nouvelle politique du groupe. Jusqu’alors fidèles à une politique de marques […] les dirigeants se disent prêts à racheter des activités de masse sur les marchés en croissance pour pouvoir y lancer leurs marques vedettes », remarque les Echos. Bel est déjà le quatrième fromager au monde et réalise près de 40 % de son chiffre d’affaires hors d’Europe. « Le groupe familial n’hésitera pas à recourir à l’emprunt pour satisfaire ses appétits de croissance », poursuit le quotidien.

Peu de fromages français en Iran à ma connaissance... Voici un lien vers le site "un an sur les routes du lait" qui montre une fabrication traditionnelle de fromage là-bas. Et des mêmes auteurs, Emmanuel Mingasson et Colette Dahan, le site fromagesdumonde.. Beaucoup de chèvres, donc de fromages de chèvre, évidemment, soit de type feta (= conservé en saumure), soit de petits crottins bien secs, séchés à l'air libre par les bergers.
Mais peut-être en connaissez-vous d'autres ? N'hésitez pas à me laisser un commentaire !!

25 juin 2007

Du mouvement dans la filière fromagère

Vu dans la newsletter de l'Usine Nouvelle

Le producteur de Saint-Nectaire Wälchli s’agrandit    
           
      22/06/2007    
                 
            Inauguration          
         

Le spécialiste de la fabrication et de l’affinage du Saint-Nectaire (14 millions de chiffres d’affaires en 2006, 53 salariés) inaugure un nouveau site de conditionnement et un nouveau siège social construits pour 1,6 million d’euros à Vessade (Cantal).

Cette installation de 1 650 m² accueille une salle de réception des fromages blancs et une salle de conditionnement avec la mise en place d’une ligne de découpe et de conditionnement de Saint-Nectaire en portions libre-service.

Des locaux administratifs neufs complètent cette nouvelle implantation. L’ancienne usine servira à la réception du lait jusqu’à la fabrication du fromage blanc. Cet agrandissement permet une augmentation de la capacité d’affinage et de stockage qui passera de 100 tonnes à 150 tonnes par mois.

De notre correspondante en Auvergne, Béatrice Bafoil

NdR : Cette superbe installation est juste à côté de Condat en Féniers, où l'ancienne fromagerie se situait en haut du village, d'accès un peu malaisé.

           
      21/06/2007    
                 
            Investissement          
         

Entremont Alliance a décidé d’automatiser et d’optimiser son usine de production de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). L’unité y emploie 345 salariés dans l’affinage, le conditionnement et la vente de fromages fondus.

Le groupe laitier a fait appel à BA Systems, un spécialiste de la manutention et du stockage automatiques, pour améliorer ses outils.

BA Systems, après avoir réalisé une simulation de l’installation, a conçu quatre chariots de type gerbeur frontal (GF), qui sont opérationnels depuis les lignes de découpe et les lignes de fabrication et de conditionnement. Ces chariots, sans conducteur, sont supervisés par un logiciel de système de pilotage qui gère les prises, les déplacements et les déposes de charges. Ils peuvent élever un bac à six mètres au-dessus des trémies de râpage, le retourner et le vider. Le projet intègre une cadence de 24 bacs par heure pleins et 24 bacs par heure vides.

Camille Harel

           
      22/06/2007    
                 
            Investissement          
         

Le groupe coopératif Even, dont le siège social est situé à Ploudaniel (Finistère), a prévu un investissement global de 40 millions d'euros pour développer ses activités de transformation laitière (qui représentent la moitié de ses 893 millions d'euros de chiffre d'affaires de 2006).
Son usine d'ultra-frais, également basée à Ploudaniel, bénéficie d'un programme de 11 millions d'euros. Son autre usine, spécialisée cette fois dans les fromages - toujours à Ploudaniel -, améliorera ses productions avec 16 millions d'euros de travaux. La somme restante se partage entre le site de Plancoët et son unité dédiée aux aliments santé.

Ce programme de travaux sera achevé d'ici à la fin de l'année 2007. Il permettra à Even de présenter de nouvelles productions pour les industriels et la restauration hors foyer avec, notamment, des fromages liquides pour faciliter le travail de la restauration rapide.

De notre correspondant en Bretagne, Stanislas du Guerny

I
ntéressant cet investissement spécialement réalisé pour la restauration de "fromages liquides". Ce type de "fromage" est régulièrement présenté en Grande Distribution, sans réél succès !!

19 juin 2007

Toury, en attendant le 29 juin...

Lu sur agrojob

LAIT, Lactalis revoit son offre pour Toury

LACTALIS, fortement intéressé par la reprise du groupe TOURY, spécialisé en produits laitiers et jus de fruits, a relevé son offre de rachat de 15 millions d'euros.
Cependant, les représentants des salariés de Toury et des éleveurs ont réaffirmé leur préférence pour l'offre de Dischamp et du Glac, auxquels la reprise avait précédemment été accordée.

Et sur Franceagroalimentaire.com

Après l'attribution de la société Toury à un groupement de quatre sociétés, le groupe Lactalis, qui avait également présenté une offre et qui a contesté la reprise, fait l'objet d'attaques par voie de presse et de pressions de la part des différents acteurs. Aujourd'hui, le groupe réagit et apporte des précisions. Ainsi, au cours de l'audience du 13 juin 2007, le Parquet Général a demandé l'annulation des 9 jugements du 5 mai 2007 en raison des irrégularités constatées et a reconnu que l'offre du groupe Lactalis était la mieux disante tant sur le plan social que financier. Par ailleurs, il a été confirmé que les salariés avaient majoritairement voté en faveur de Lactalis. Le groupe dénonce aussi le chantage exercé par l'association des producteurs du groupe Toury qui a affirmé qu'il était à craindre que le choix d'un autre repreneur ne conduise les producteurs à ne pas le livrer. Lactalis estime que le redressement de Toury impose que ses outils industriels atteignent un niveau d'activité bien supérieur aux 60% actuels et il rappelle qu'il est le seul candidat à avoir présenté à la Cour une offre améliorée. Le groupe reste confiant quant à l’issue de cette procédure, car toute autre solution aboutirait à un gâchis social et économique et priverait les créanciers de la procédure d'un produit complémentaire de près de EUR 20 Mn.

14 juin 2007

Richemonts se rapproche de la Compagnie des Fromages

Bongrain Sodiaal C'est officiel depuis hier... Sodiaal et Bongrain annonce un partenariat avec le rapprochement de leurs filiales respectives RichesMonts et Compagnie des Fromages.




Richesmonts01_2 Les Fromageries RichesMonts fabrique les marques RichesMonts (raclette), Le Rustique (camembert, coulommiers...), Révérend (Brie), Tourrée de l'Aubier, Lisbeth (Munster)...et commercialise également des fromages d'Auvergne...

Coeurlion La Compagnie des Fromages est la filiale de Bongrain née de la reprise en 1992 de l'Union Laitière Normande connue essentiellement pour sa marque Coeur de Lion.

La nouvelle entité sera composée de 6 fromageries RichesMonts et de 3 fromageries Bongrain et devrait atteindre un chiffres d'affaires de l'ordre de 500 M€.

Objectif : jouer "la complémentarité des marques, des moyens industriels, des positions commerciales et des savoir-faire des collaborateurs des deux entreprises" (dixit le communiqué de Bongrain) et  ... atteindre une position suffisamment importante pour affronter Lactalis.

Cela faisait plusieurs années que Sodiaal cherchait une  porte de sortie de l'univers fromager où sa filiale  n'était pas en position de force. Lactalis s'était même un temps porté acquéreur... mais les coopérateurs avaient alors refusé...

01 juin 2007

Feuilleton Toury (suite)

Lu sur agrojob cette semaine :

La Cour d'appel de Riom devra examiner le 13 juin prochain le cas de l'entreprise TOURY.
Le groupe TOURY, composé de neuf sociétés et placé en redressement judiciaire, avait été cédé par décision du Tribunal de Commerce de Clermont-Ferrand à un groupement de quatre entreprises dont DISCHAMP.
Suite à une intervention de LACTALIS, autre candidat à la reprise, le groupe TOURY a interjeté appel de la décision du tribunal de commerce dénonçant un "manque de transparence" dans la procédure de cession.

31 mai 2007

Emmi prend 25% d'Ambrosi

Emmi Deux noms de société qui fleurent bon l'Italie ? Pas du tout : EMMI est le principal intervenant du marché du fromage en Suisse, à l'origine une coopérative de producteurs de lait de la région de Lucerne, mais la société est cotée en Bourse depuis décembre 2004.
La marque EMMI est un diminituf en suisse-allemand du mot Emmental, principal fromage de ce grand groupe aux nombreuses connections internationales (dont Bongrain).

Ambrosi Elle a annoncé hier un rapprochement avec la société italienne Ambrosi, productrice de Parmigiano Reggiano et de Grana Panado...
L'Italie est le principal marché à l'export des fromages de Suisse en général, et de Emmi en particulier, principalement grâce aux ventes d'Emmentaler AOC, type de fromage quasiment pas fabriqué en Italie.

A noter qu'un des importateurs actuels de fromages de Suisse en France n'est autre.. que la société Ambrosi France à Nice !

10 mai 2007

Toury : ce n'est pas fini !!

Ma newsletter préférée, agrisalon, publie aujourd'hui une dépêche AFP annonçant l'ouverture d'une information judiciaire pour permettre de "vérifier l'existence éventuelle d'irrégularités ou d'infractions pénales dans la gestion du groupe Toury"
Le SRPJ de Clermont Ferrand a été chargé de l'enquête, sans qu'aucune plainte n'ait été pour l'instant déposée.

A suivre, donc.

08 mai 2007

JP Coffe : que retenir de son émission à Cambremer?

Tout d'abord, que JP Coffe maîtrise son sujet, et respecte ses invités, mais qu'il est très inquiet de l'aseptisation continue de notre alimentation.

Comme le disait M. Mercier, représentant les producteurs de lait
- aujourd'hui, on fait la chasse aux germes... comme lui-même, tous les producteurs de lait nettoient les trayons de leurs vaches au moins deux fois par jour avant chaque traite. Or le lait est stérile lorsqu'il sort du pis de la vache, et - comme je le dis toujours aux personnes qui assistent à mes ateliers du goût - ce sont les bactéries présentes dans l'exploitation qui en contaminant au sens positif du terme le lait permettent le développement des goûts dans les fromages...

- les niveaux de présence des germes sont descendus tellement bas qu'il s'agit maintenant non plus de rechercher une aiguille dans une motte de foin, mais une aiguille dans une grange entière !!
=> des frais de tests de laboratoire de plus en plus élevés pour respecter le principe : zéro risque réclamé  à cors et à cris .. par qui, au fait ??? pêle-mêle, l'administration, les filières de distribution, les autorités sanitaires... et même certains consommateurs qui en cas de problème ne vont plus hésiter aujourd'hui à entamer des procédures judiciaires contre les producteurs !

Pascal Beillevaire a dit fort justement qu'il est beaucoup plus risqué de prendre sa voiture un matin que de manger un Camembert AOC au lait cru...

Jean-Charles Arnaud et Luc Morelon ont souligné que l'AOC ne se résume pas au lait cru... d'ailleurs bon nombre d'AOC sont majoritairement au lait pasteurisé. Et c'est ce que demande le syndicat du Camembert de Normandie : pouvoir, à l'instar de ce qui se fait en Livarot ou Pont l'Evêque, autres AOC normandes, pouvoir réaliser les deux types de fabrication, en précisant bien entendu dessus "lait cru" ou "lait thermisé".

Pour finir, ne croyez pas que la thermisation a permis aux producteurs qui la réalisent de faire baisser le prix d'achat du lait aux agriculteurs : le cahier des charges est toujours celui de l'AOC, les primes à la qualité sont les mêmes, la raison de ce changement de procédé de fabrication est bien cette exigence de "risque zéro" et non pas une vile façon de vouloir faire baisser le prix de revient en appauvrissant la filière ; les seules personnes touchées seront finalement... les laboratoires de contrôle, qui auront un peu moins de travail, mais un peu seulement, car les tests seront toujours faits pour garantir la non toxicité des  fromages mis sur le marché.

Alors, suivez le conseil de JP Coffe et soyez nombreux à manger des fromages au lait cru pour ne pas baisser votre niveau naturel de protection contre les bactéries !! Vaccinez-vous tous les jours en mangeant  grâce au lait cru des bactéries en petites quantités...

07 mai 2007

Débats sur le camembert AOC

Ce samedi à Cambremer, il y avait foule pour assister à l'enregistrement en direct de l'émission de JP Coffe "ça se bouffe pas, ça se mange".
Ambiance survoltée au coeur du Pays d'Auge... car le sujet abordé par JP Coffe n'était autre que l'abandon de l'AOC par les 3 principales marques de Camembert Isigny, Lanquetot, Lepetit).

Invités de l'émission :
- Pascal Beillevaire, fromager-affineur à Machecoul (44), qui s'implante de plus en plus en région parisienne
- Bertrand Gillot, DG de la Fromagerie Réaux
- Luc Morelon, Directeur