Je suis très partagée...
D'un côté, je comprends parfaitement qu'en ce temps de sécheresse, toute herbe soit bonne à prendre. Et j'ai souvent vu des vaches attachées le long des routes de certains pays d'ex URSS en particulier pour savoir combien ce fourrage peut être précieux.
Mais je voulais partager avec vous la réflexion d'une de mes voisins meusiens : alors qu'aujourd'hui il va faucher les jachères, mais également les bords des ruisseaux et autres endroits délaissés les bonnes années car non accessibles aux gros engins (lui même en a de plus petits que son voisin qui est un "gros" - tout est relatif - céréalier), au risque de verser et surtout en utilisant beaucoup plus de fuel que pour une parcelle "ordinaire", ne pouvant faire des andains qu'avec beaucoup de difficultés - bref un fourrage qui lui reviendra baucoup plus cher à faire - il m'a annoncé ce matin qu'il refusait de fauchait le bord des routes car non seulement il a peur d'abîmer ses outils mais surtout d'empoisonner ses bêtes par les débris de plastique et autres choses jetées des voitures - sans compter le fait que le bitume reste rarement docilement sur le plat de la route et que des résidus coulent souvent sur les bas côtés.
Mais la situation est grave, même en Meuse pourtant non déclaré ce lundi comme faisant partie des zones où la consommation d'eau est restreinte. Les patûres sont rases, autant directement les appeler parcs à bestiaux... les éleveurs sont obligés de nourrir les vaches avant chaque traite, comme en plein hiver : l'herbe ne (re)pousse pas. Et les céréales commencent à jaunir... 2mm d'eau chez moi la semaine dernière seulemetn.
Courage à tous ! Et je me réjouis d'avoir continué l'habitude prise par mon père de donner le foin de mon verger à un éleveur. Cette année, ça lui sera vraiment d'une grande utilité...




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